Moitié gauche: un rond blanc sur une texture bleue. Moitié droite: l’affiche du film. Le rugbyman rentre de face sur le terrain en tenant 2 enfants par les mains

Grâce au centre de transcription de Toulouse,

le Goncourt est déjà en braille

Par Julie Rimbert pour Le Parisien, le 7 janvier 2021.

Une vingtaine de livres de la rentrée littéraire a été adaptée pour les non-voyants, à Toulouse.

Permettre de lire les grands prix littéraires en braille, et ce dès leur sortie… C’est le défi relevé par le Centre de transcription et d’édition en braille (CTEB) de Toulouse (Haute-Garonne), plus grande maison de France à transcrire les ouvrages en braille, à destination des personnes non voyantes. Une vingtaine de livres de la rentrée littéraire française ont ainsi été proposés en braille quasiment en même temps que les sorties pour voyants.

« Nous avions un coup à jouer, et nous avons fait des paris sur les gagnants avec l’équipe pour tomber juste, étant donné que les prix littéraires ont été retardés à cause de la fermeture des librairies », raconte Adeline Coursant, la directrice du centre, qui compte dix salariés.

« Nos transcriptrices ont œuvré en télétravail pour assurer le challenge, sachant qu’il faut trois semaines à un mois pour transcrire un livre, souligne-t-elle. Il faut adapter le texte avant sa transcription puis le faire relire par l’un de nos relecteurs bénévoles. »

Cette année, « L’Anomalie » d’Hervé Le Tellier (prix Goncourt 2020), « Histoire du fils » de Marie-Hélène Lafon (prix Renaudot 2020) et « Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal (prix Goncourt des lycéens 2020) sont notamment disponibles sur le site du Centre de transcription et d’édition en braille.

Le catalogue de cette petite structure, qui travaille avec des grandes maisons d’édition comme Flammarion, compte 3000 références. Malgré la crise sanitaire, le CTEB a transcrit cette année près de 150 livres, contre 90 les autres années.

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