L’histoire de l’association

Un peu d’histoire

En 1966, Monique Truquet, ingénieur de recherche à l’Université Paul-Sabatier à Toulouse terminait la mise au point d’un logiciel permettant la transcription du Français en Braille intégral et abrégé.

À cette époque, il n’existait pas d’imprimante capable d’embosser (marquer des points en relief sur du papier).
Il fallait utiliser une imprimante ordinaire, dont on enlevait le ruban encreur, pour n’utiliser que le « point » et faire en sorte que celui-ci, de manière inversée, puisse impacter une feuille pour produire des caractères braille.


En 1976, ayant obtenu un prix pour ses recherches, Monique Truquet pu faire réaliser le premier terminal Braille par la société SAGEM. Jean-Claude Martin, président de l’Université Paul-Sabatier lui permit alors de tester son logiciel en produisant des documents en braille pour les étudiants.

Cette démarche innovante et prometteuse commença à susciter des demandes de transcription de la part du secteur privé, notamment des banques qui souhaitaient faire bénéficier leurs clients non-voyants de relevés bancaires en braille.
Pour faire face à cette demande croissante de transcription et d’édition en braille, Monique Truquet réfléchit alors à la création d’un centre de transcription sortant du cadre de l’Université.


En 1982, les statuts de l’association du Centre de Transcription et d’Édition en Braille furent ainsi déposés à la préfecture de Toulouse.

 

Monique Truquet, fondatrice du Cteb

Cette création n’aurait sans doute pas été possible sans l’aide de moyens financiers et matériels.
À cet égard, le Cteb remercie notamment : le ministère de la Culture, le ministère de l’Éducation Nationale, la Fondation Mérieux, le CEFOND (Association des Banques de France), la Fondation de France et Dominique Baudis, alors maire de Toulouse, qui mit un local de 300 m² à disposition du Cteb.

En 1989, le Cteb put démarrer et développer son activité sous la direction de Tiziane Mendoza, spécialiste de la transcription de documents en braille.
Ces années de montée en puissance, fort riches humainement, ont été marquées par la présidence de Jean Sacrispeyre auquel nous pensons bien souvent.

Depuis, le Cteb s’efforce au jour le jour de mettre l’accès à la culture et à l’information à la portée de tous via ses productions et ses engagements associatifs en faveur de l’accessibilité.

Qu’est-ce que le braille ?

Le braille (prononcé en français : [bʁaj] est un système d’écriture tactile à points saillants, à l’usage des personnes aveugles ou fortement malvoyantes. Le système porte le nom de son inventeur, le Français Louis Braille (1809-1852) qui avait perdu la vue à la suite d’un accident.
Élève à l’Institution royale des jeunes aveugles, il modifie et perfectionne le code Barbier. En 1829 paraît le premier exposé de sa méthode.

En braille standard, un caractère est représenté dans une matrice de six points sur deux colonnes, chaque caractère étant formé par un à six points en relief.
Un document qui n’est pas écrit en braille et qui n’est donc pas lisible par un aveugle est dit « en noir » ou « noir » (un livre en noir, par exemple).